Vendredi 23 août, avec mon collègue Victor, nous quittons Bordeaux en direction de Tanis pour 3 jours de chasse au gibier d’eau dans la Manche (50). Yohan et son fils Jimmy nous accueillent et, dès notre arrivée, nous partons pour la première nuit au gabion sur la baie de Beaussais.

Nous attelons nos appelants sous un magnifique coucher de soleil, puis nous rentrons pour la passée du soir. Après un bon repas, Victor et moi-même prenons la veille. À 1h40, Victor aperçoit une pose d’une sarcelle sur la gauche. Je lui passe le fusil, et me mets aux jumelles. Victor ajuste le canard dans le U, tire et prélève sa première sarcelle !

Après une courte sieste, nous reprenons la veille aux alentours de 4h et nous mettons en place pour la passée du matin. Il faudra attendre 6h pour apercevoir trois sarcelles se poser puis redécoller directement. Deux autres sarcelles viendront se poser par la suite en longeant la ligne de droite sans que l’on puisse effectuer un tir sécurisé pour nos appelants. Une autre sarcelle se posera un peu avant 7h où je pourrai cette fois-ci effectuer un tir et prélever mon premier « bec plat [1] » du séjour. Enfin, deux courlis cendrés viendront s’ajouter au tableau en fin de passée. Bilan de la première nuit : deux sarcelles et deux courlis qui nous ont procuré de belles émotions.

Vers 10h, après avoir tout rangé, nous rentrons au gîte pour nous reposer car une chasse au trou dans la baie du Mont-Saint-Michel est prévue le lendemain matin très tôt. 2h du matin, nous nous réveillons pour trier les canards. Jimmy décide de prendre une douzaine de colverts et son couple d’oies car des cendrées ont été aperçu la veille.

Une fois le matériel chargé dans la chariote, nous partons en direction de la baie. Il nous faudra presque une heure pour atteindre le bon emplacement, à proximité du Mont-Saint-Michel que l’on peut apercevoir briller dans la nuit. Les tâches pour s’installer sont partagées : nous attelons les canards avec Jimmy tandis que les autres s’occupent de creuser un trou confortable et invisible pour les canards et les limicoles.

Deux heures avant le lever du soleil, la chasse peut commencer ! Nous sommes bien installés et bien camouflés dans notre trou. La fatigue commence à se faire sentir mais nous n’attendrons pas longtemps pour apercevoir notre première pose. Deux sarcelles sur la droite que nous tirons à deux fusils. Nous en prélevons une et la retrouverons plus tard dans la matinée.

Quelques minutes passent, une sarcelle vient se poser mais sera manquée. C’est un début prometteur mais frustrant aussi… Victor aura l’occasion de rattraper le coup en prélevant sa deuxième sarcelle du séjour avec un tir propre à la pose à environ 20 mètres.

Nous retrouvons de l’espoir après un tir d’accord sur deux sarcelles qui resteront sur place. Nous sommes désormais à trois sarcelles retrouvées. Le jour est bien levé, nous pouvons distinguer les oiseaux à l’œil nu dans ce magnifique paysage matinal. Cachés dans notre trou avec le Mont dans le dos, nous entendons soudainement un chant caractéristique : des oies !! L’adrénaline monte alors, et nous finissons par apercevoir un paquet d’une cinquantaine de cendrées qui nous passera à 200 mètres environ au-dessus de la tête sans que nos appelants parviennent à les accrocher.

Sans attendre, quatre sarcelles viennent se poser à 80 mètres des appelants. Elles sont craintives mais semblent intéressées. Elles finissent par décoller et nous viennent droit dessus. Une fois à portée de fusil, on se lève pour un tir au vol plutôt sportif qui nous permet de réaliser un 100%. Nous sommes à 8 sarcelles !

La passée se termine, un chevalier gambette tiré sur une volée vient compléter notre beau tableau. Nous remballons le matériel, les appelants et les blettes, nos sacs, nos fusils… Nous traversons la baie avec la chariote, exténués mais comblés par cette sortie fantastique !

Après quelques heures de sommeil bien mérité, une dernière nuit au gabion chez notre ami Stan nous attend. Nous nous rendons à Genet, à quelques centaines de mètres de la baie du Mont Saint-Michel dans les terres. Dès notre arrivée, on repère une sarcelle posée dans la mare, juste à côté d’une blette. Victor tente alors une approche, la fera décoller et attendra qu’elle s’envole pour la tirer au-dessus du plan d’eau. Il fera mouche au deuxième coup et sauvera la bredouille.

Le gabion est tout confort, le temps est clément et nous prenons l’apéritif sur le toit avant de se mettre en place pour la passée du soir. Des postes à côté du gabion sont installés. A peine en place, une sarcelle me surprend et tombera à la troisième cartouche in extrémis !

Après un excellent repas partagé avec nos amis, la fatigue aura raison de nous et nous ne reprendrons la veille qu’à 3h30. Dans la nuit, quelques vols au-dessus de la mare feront chanter les appelants mais n’amènera aucune pose. Vers 6 h, nous prenons place sur les postes pour la dernière passée du matin qui sera plutôt calme. Je prélèverais une foulque macroule au vol et nous apercevons deux colverts qui feront demi-tour avant la mare. Notre séjour de chasse se termine avec une nuit à deux sarcelles et une foulque.

Grâce à l’équipe de passionnés que nous avons rencontré, ces trois jours de chasse nous ont permis de découvrir un nouveau territoire mais aussi de nouveaux modes de chasse tous aussi magnifiques les uns que les autres… Nous rentrons avec des souvenirs inoubliables et des images de chasse plein la tête. Merci à nos amis Yohann Borges, Jimmy Borges, Stan, Seb et Aurélien pour leur accueil et ces bons moments partagés entre sauvaginiers passionnés !


Vous souhaitez, vous aussi, découvrir cette chasse ? Cette équipe de passionnés sera très heureuse de vous accueillir le temps d’1 journée ou pour 3 jours 100 % gibier d’eau au cœur de la Baie du Mont-Saint-Michel !

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[1] « Bec plat » fait référence aux anatidés. Pour les limicoles, on emploi le terme « bec court ».

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