Clément, j’ai 28 ans et j’ai intégré l’équipe de Journée de Chasse en tant que Responsable Commercial il y a maintenant 1 mois. Je suis originaire de Bretagne et pratique principalement la chasse du grand gibier en battue ainsi que celle du migrateur (bécasse et gibier d’eau).

C’est le grand jour !

Depuis que je l’ai appris, j’attends ce moment avec impatience. J’ai été invité pour participer à une journée de chasse au cœur du Parc Naturel Régional du Médoc, entre le lac d’Hourtin et les dunes de la côte Atlantique. Je n’ai encore jamais eu la chance de tirer un grand cervidé, alors, en prélever un serait pour moi un magnifique souvenir !

Il est 8h15 quand j’arrive au rendez-vous de chasse. Il s’agit d’une petite cabane en bois avec tout ce qu’il faut à l’intérieur pour s’y attabler et y passer de bons moments. Après m’être présenté auprès des chasseurs déjà arrivés, ma première mission de la journée commença par allumer le feu pour réchauffer la cabane. Ce matin, le thermomètre affiche seulement 4°C et la pluie ne cesse de tomber depuis plus de 10 jours…

Après avoir bu un café et écouté les consignes de sécurité et tir de la journée, nous partons avec les 18 chasseurs présents vers la première traque. Vers 10h15, tout le monde est placé. Le début de traque est sonné par Damien qui lâche sa meute d’Anglo-français suivi de Franck et ses 3 Saint-Hubert.

Première traque

Les premières menées ne se font pas attendre et, en moins d’une heure, 2 cerfs, 7 biches, 3 jeunes et 1 chevreuil sortiront de la coupe. Un chevreuil, une biche et un faon seront prélevés à l’opposé de mon poste. Pour ma part, j’ai aperçu 3 biches mais un peu loin pour pouvoir tenter un tir dans des conditions optimales. La journée commence bien !

Nous prenons les 4×4 pour nous rendre à la deuxième traque et je me rends vite compte qu’ils sont indispensables tant le sol est sableux. Cela rend vraiment le territoire atypique et très loin de ce que j’ai l’habitude de voir dans mes forêts bretonnes.

Seconde traque

Cela fait à peine 10 min que l’on chasse. Une belle menée commence à se faire entendre au loin et, devient de plus en plus forte ! L’adrénaline monte … Soudain, je vois arriver un animal dans la traque à 100 m de moi. J’hésite entre une biche ou une bichette. L’animal sort à 60 mètres de mon poste et longe la ligne, je ne peux pas tirer… Soudain, l’animal se décide à traverser le chemin ! Je lâche alors ma première balle, au-dessus ! Il accélère et, juste avant de pénétrer dans la parcelle d’en face, je tire ma seconde balle…

Il me semble, qu’à mon second coup, il a piqué du nez mais impossible d’en être sûr : la coupe est trop épaisse. Je vais devoir vérifier mon tir à la fin de la traque. Après 30 interminables minutes de chasse, la fin de traque est sonnée ! Je me précipite donc vers la zone de mon tir mais rien. Pas d’animal ni même une seule goutte de sang.

Les postés viennent me donner un coup de main. Après 15 min de recherche infructueuse, tout le monde se dirige vers les voitures pour aller manger. Je suis presque sûr de l’avoir touché pourtant ! Je décide alors d’agrandir ma zone de recherche et, 25m plus loin… Je retrouve mon animal à 1 mètre du chemin dans un fourré très épais !! A ma grande surprise, il ne s’agit ni d’une biche ou bichette mais d’un jeune mâle avec des dagues de 5 cm. Je ne les avais absolument pas vu au moment du tir !

Quelle satisfaction de l’avoir retrouvé d’autant plus que ma balle est plein cou, l’animal est resté sur place ! A travers mon optique, j’avais sous-estimé ma distance de tir car j’ai finalement tiré cet animal à plus de 85m. Comme quoi, il faut toujours prendre le temps d’analyser son tir et de persévérer si on a le moindre doute.

Une pause et on repart !

Après ce moment très fort en émotion, nous allons manger à la cabane où tous les tireurs conteront leur belles actions de chasse de la matinée. Il est 15h30 lorsque nous attaquons la dernière traque de la journée. Une nouvelle consigne est donnée : tout le monde peut tirer un cerf coiffé, y compris les invités.

Dans la voiture avec Francis, je lui fais part de mon hésitation à tirer un cerf étant donné mon prélèvement de la matinée. Il me dit de ne pas hésiter car c’est une belle opportunité pour un jeune comme moi… On verra le moment venu !

La chance était vraiment avec moi car, après 30 min de chasse, un 8 cors me sort à 25 m ! Je l’épaule, hésite à tirer… Le cerf se dirige vers mon voisin de poste, Francis. Je décide finalement de ne pas le tirer car je suis déjà très fier de mon premier « petit » cerf. Francis lui mettra alors une balle en plein coffre que j’immortaliserais en le filmant à l’aide de mon portable ! Il me remerciera vivement de lui avoir laissé la chance de prélever ce cerf… Après tout, j’ai encore le temps pour prélever mon premier cerf !

Ce fût une journée exceptionnelle pour moi. Entre prélèvement et souvenir, cette battue restera gravée dans ma mémoire longtemps ! Merci à toute l’équipe de la chasse pour leur accueil sur leur beau territoire, très giboyeux…

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